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Le rôle des hormones sexuelles

Les hormones sexuelles jouent un rôle incontestable dans la SEP. Aujourd’hui, de nombreux chercheurs s’y intéressent afin de mieux comprendre les mécanismes impliqués et tester de potentiels traitements.
11/09/2007

Les études épidémiologiques montrent que la Sclérose en Plaques est plus fréquente chez la femme que chez l’homme et la grossesse semble avoir un effet protecteur.

En effet, des études multicentriques européennes ont démontré que la grossesse n'entraînait pas d'effet délétère sur la maladie mais plutôt un effet favorable sur son évolution et une réduction de près de 70% des poussées au 3ème trimestre par rapport à l'année pré-grossesse. Par ailleurs, il a été observé, dans la période post-partum immédiate (les 3 premiers mois qui suivent l'accouchement), une réactivation de la fréquence des poussées dans 30 % des cas. Les raisons de celle-ci restent encore inconnues à ce jour. La grossesse est donc une situation physiologique particulière. Indéniablement, il existe une relation entre la SEP et les hormones sexuelles. Elles joueraient un rôle important dans le système nerveux central à la fois dans son développement et dans le maintien de sa plasticité. Dans la situation immunologique particulière de la grossesse, elles participent à la tolérance du fœtus dans le corps féminin. Ces observations ont naturellement conduit à des stratégies de recherche.
Ainsi de nombreuses études sont en cours tant chez l'animal que sur le plan clinique chez l’homme pour mieux comprendre cet aspect singulier de la SEP. Cependant, sur le plan biologique, les hormones sexuelles s'accordent difficilement entre elles, ce qui complique les recherches dans ce domaine.   
Différentes études tentent de prévenir les poussées post-partum chez le 1/3 des patientes concernées. Les immunoglobulines intraveineuses (perfusion mensuelle après l'accouchement) sont étudiées ainsi que la corticothérapie pour éviter ces poussées post-partum particulièrement sévères. Les résultats des travaux en cours sont favorables mais méritent encore d'être validés. L’autre stratégie thérapeutique actuellement étudiée concerne la progestérone. Celle-ci est prise pendant la période à risque du post-partum afin de maintenir le statut hormonal à priori immunitaire de la grossesse. Un essai thérapeutique, Popart'mus, est en cours en Europe.
Une autre voie de recherche étudie les hormones sexuelles de façon globale en dehors de la grossesse, en particulier les oestroprogestatifs anti-conceptionnels. Il existe aujourd'hui des travaux sur le rôle prospectif des hormones sexuelles dans le  déclenchement de la SEP. Les premiers résultats montrent qu’elles n'aggravent pas la maladie mais ne semblent pas pour autant jouer un rôle protecteur.
Des résultats publiés récemment ont permis d'identifier la prolactine comme un agent thérapeutique potentiel. En effet, les études montrent que cette hormone produite par un mécanisme naturel et biologique entraîne une nouvelle synthèse de myéline dans le cerveau et la moelle épinière adulte.
(Voir Médecine info du 01/03/2007 dans l’actualité de la SEP)

Extraits de l’intervention du Pr. T Moreau lors du congrès des patients de l’ARSEP 2007,
complétés par E. Plassart-Schiess, responsable de l’information scientifique.

 




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